Aller au contenu

AppliquerNiveau 2, Pratiquer11 minutes

Traduction et adaptation

Fiches produits, contrats, notices, courriels de clients étrangers : ce que donne la traduction par l'IA, métier par métier ; les outils selon votre environnement, ce qu'il faut faire relire et par qui, et un premier projet.

Écrit le 9 octobre 2026 · Vérifié le 9 octobre 2026

Vous saurez

  • Savoir quels documents traduire avec l'IA, et lesquels confier à un traducteur
  • Choisir entre Word, Docs, DeepL, SYSTRAN et une API
  • Garder les noms, les chiffres et le registre justes
  • Lancer un premier glossaire et le mesurer
Sur cette page
  1. Rappel
  2. L'essentiel
  3. Fonctionnement
  4. Métier par métier
  5. Outils par environnement
  6. Part humaine
  7. Risques propres
  8. Coût et durée
  9. Premier projet
  10. Lectures suivantes
Rappel de la page précédente

Répondez de tête, puis ouvrez. Écrire une demande à une IA

1Quelles sont les cinq parties d'une bonne demande ?

Le contexte, la tâche, un exemple, le format, les critères. Pour une traduction : la langue de départ et d'arrivée, le lecteur, le registre, les termes imposés.

2Vous joignez un document de trente pages. Où placer la consigne ?

À la fin, après le document ; et demander de signaler ce qui n'a pas été traduit.

L'essentiel
  1. Les meilleurs modèles traduisent aujourd'hui aussi bien que des traducteurs professionnels sur une partie des langues mesurées : au concours WMT 2025, la traduction humaine n'était dans le groupe de tête que pour 6 paires de langues sur 15.
  2. Ils se trompent encore sur les termes d'un métier, les accords, les nombres, et oublient parfois une phrase entière : un document traduit se relit contre l'original.
  3. Un glossaire, la liste des termes de l'entreprise avec leur traduction imposée, garde les mêmes mots d'un document à l'autre ; DeepL l'offre dès ses forfaits d'équipe, les API aussi.
  4. Les versions gratuites ne conviennent pas aux documents de l'entreprise : DeepL interdit d'y mettre des données personnelles et s'en sert pour entraîner ses modèles.
  5. Un acte destiné à une administration ou à un tribunal se fait traduire par un traducteur agréé, expert judiciaire inscrit près une cour d'appel.
1

Fonctionnement

Ce qui entre : le document dans son format, Word, PowerPoint, PDF ou tableur ; le glossaire de l'entreprise ; la consigne de registre, tutoiement ou vouvoiement, que la langue de départ ne dit pas toujours. Ce qui est fait : l'outil traduit en gardant la mise en page, applique les termes du glossaire et les règles de style, dates, nombres, ponctuation. Ce qui sort : une copie traduite, l'original intact. Qui valide : une personne qui lit les deux langues, ou un traducteur pour ce qui engage l'entreprise.

Le registre se règle : l'anglais « you » ne dit pas s'il faut tutoyer ou vouvoyer, et une étude d'Amazon sur six langues, dont le français, montre que le modèle ne le devine pas seul. DeepL propose pour cela un paramètre de formalité.

Pour un long document, traduire paragraphe par paragraphe en gardant le contexte fait moins d'erreurs que d'envoyer le texte d'un bloc ou phrase par phrase ; mais des omissions subsistent.

Écrire la consigne : écrire une demande à une IA ; pourquoi une IA se trompe : pourquoi une IA se trompe.

2

Métier par métier

Métier par métier
MétierLes documentsCe que fait l'outilCe qui reste à la personne
Commercialpropositions, courriels de prospects étrangers, conditions de ventela traduction de la proposition, avec les termes du glossairele prix, l'engagement, le ton avec le client
Service clientmessages et réclamations en langue étrangèrela lecture du message et le brouillon de réponse dans la langue du clientla réponse envoyée, relue
Marketingsite, fiches produits, cataloguesla traduction en série, avec les règles de styleles slogans et les promesses, réécrits pour le pays
Juridiquecontrats, conditions générales, courriersune traduction de travail, pour comprendrela version qui fait foi, par un traducteur ; un acte officiel, par un traducteur agréé
Productionnotices, fiches techniques, consignes de sécuritéla traduction avec le glossaire techniquechaque consigne de sécurité, relue par un spécialiste de la langue
Ressources humainesoffres d'emploi, règlement intérieur, consignesle premier jet traduittout ce qui engage l'entreprise envers un salarié

Les cases sont des exemples proposés par Meridal.

3

Outils par environnement

  • Word : « Traduire le document » ouvre une copie traduite dans une fenêtre séparée ; une sélection se traduit aussi. Réservé aux abonnés Microsoft 365 et Office 2021, avec les « expériences connectées » activées.
  • Outlook : « Traduire le message », et la traduction automatique des messages reçus pour les boîtes Exchange Online.
  • Teams : traduction d'un message à la demande, ou automatique pour une langue choisie.
  • L'aide de Microsoft nomme l'onglet tantôt « Réviser », tantôt « Vérifier » : le bouton « Traduire » se trouve dans l'onglet de relecture de votre version.

Fonctions et conditions lues dans les pages des éditeurs le 9 octobre 2026 ; Meridal ne les a pas testées pour cette page.

4

Part humaine

  • Tenir le glossaire : les noms des produits, des métiers, des clauses ; c'est lui qui fait la cohérence d'un document à l'autre.
  • Relire contre l'original : une phrase oubliée ne se voit pas dans la traduction seule.
  • Vérifier les nombres, les unités, les dates, les montants, un par un.
  • Confier à un traducteur ce qui fait foi : le contrat signé, la notice de sécurité, l'acte remis à une administration. La norme ISO 18587 décrit la relecture complète d'une traduction automatique par un professionnel.
5

Risques propres

Risques propres
Le risqueCe qui se passeCe qu'on fait
Une phrase oubliéeun long document traduit d'un bloc perd des passages, sans signe visibletraduire par parties ; comparer la longueur et relire contre l'original
Un nombre fauxun montant, une unité, une date mal rendus, y compris par les grands systèmesles nombres contrôlés un à un, ou repris de l'original par un programme
Un terme du métier mal traduitles meilleurs systèmes peinent encore sur la terminologie et les accordsun glossaire, appliqué par l'outil
Une phrase inventéele modèle ajoute un sens absent du texte, surtout dans les langues peu dotéesrelecture par une personne qui lit les deux langues
Les données qui sortentune version gratuite garde les textes pour entraîner ses modèlesune offre payante, et le lieu de traitement vérifié au contrat
6

Coût et durée

Coût et durée
OutilOffrePrix luCe qui est inclus
DeepLIndividual7,49 € par mois300 000 caractères par mois, 1 glossaire
DeepLTeam24,99 € par utilisateur et par mois1 million de caractères, 5 glossaires de 1 000 entrées
DeepLBusiness49,99 € par utilisateur et par moiscaractères sans limite annoncée, mémoire de traduction
SYSTRANPro Plus17,99 € ou 24,99 € par utilisateur et par mois1 million de caractères, environ 600 pages
Azure Translatorà l'usage8,80 € par million de caractères2 millions de caractères gratuits par mois
Google Cloud Translationà l'usage20 $ par million de caractères ; 0,08 $ par page de document500 000 caractères gratuits par mois
  • Les prix de DeepL sont ceux de la page française, affichés pour la zone Allemagne, TVA allemande incluse, en facturation annuelle.
  • SYSTRAN affiche deux prix selon le mode de facturation, sans qu'on puisse lire lequel est l'annuel.
  • Azure : région France Central ; Google : prix en dollars, hors engagement.
  • Le temps va au glossaire et à la relecture, pas à l'outil.
  • Avec Meridal, choisir l'outil et l'offre qui conviennent à vos documents : de 275 € à 850 €.
7

Premier projet

  1. Choisir un type de document

    Ce qu'on obtient : la fiche produit, la proposition ou la notice, traduite chaque mois.

    Le conseil : un seul type au départ.

  2. Écrire le glossaire

    Ce qu'on obtient : cinquante à cent termes de l'entreprise et leur traduction imposée.

    Le conseil : les noms de produits et les termes du métier d'abord.

  3. Fixer le registre et le style

    Ce qu'on obtient : vouvoiement ou tutoiement, format des dates et des nombres.

    Le conseil : les écrire dans l'outil, pas dans chaque demande.

  4. Traduire cinq documents réels

    Ce qu'on obtient : cinq traductions, relues contre l'original par une personne qui lit les deux langues.

    Le conseil : noter chaque correction : elle complète le glossaire.

  5. Mesurer la relecture

    Ce qu'on obtient : le temps passé à corriger, et les erreurs trouvées, par document.

    Le conseil : décider sur ces deux chiffres de la suite.

8

Lectures suivantes

↑ Plus général

Rien avant : c'est un point de départ.

Vous êtes ici

Traduction et adaptation

↓ Plus concret

Rien avant : c'est un point de départ.

Tout le dossier « Secteurs et métiers »

Limites et sources

Les fonctions des outils sont celles des pages des éditeurs au 9 octobre 2026 ; Meridal ne les a pas testées pour cette page. Les cases « métier par métier » sont des exemples.

Les concours WMT 2024 et 2025 ne mesurent pas la paire anglais-français ; aucune évaluation indépendante récente de cette paire n'a été trouvée.

Les prix de ChatGPT, Claude, Mistral et Lara ont été lus en dollars ; ceux de DeepL pour la zone Allemagne.

Aucune réalisation de Meridal ne porte encore sur la traduction : la page n'en cite pas.

  1. Le relevé : apprendre/recherches/2026-10-09-traduction.json, 64 sources, 125 faits.

Écrit par Meridal, avec l'aide de l'IA ; chaque fait vérifié à sa source et relu avant publication. Texte et schémas sous licence CC BY 4.0 : reprenez-les en citant Meridal. Le code sous licence MIT.

Service correspondant

Choisir un outil ou un abonnement

275 € à 850 €

Voir le service

Un premier échange de 30 minutes

En visio et sans frais : vous décrivez votre situation, nous vous indiquons ce qui est réalisable, avec quels outils et pour quel ordre de prix. Vous pouvez aussi nous écrire ; chaque message reçoit une réponse écrite.