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Répondez de tête, puis ouvrez. Le modèle de langage expliqué simplement
1D'où vient ce que sait un modèle quand vous lui posez une question ?
De ce qu'il a lu pendant son entraînement, arrêté à une date, et de ce qu'on met sous ses yeux dans la conversation. Rien d'autre : il ne connaît pas vos documents, sauf si on les lui donne.
2Vous demandez à un assistant la règle en vigueur depuis le mois dernier. Que faire pour avoir une réponse fiable ?
Activer la recherche sur le web ou joindre le texte de la règle : ses connaissances s'arrêtent avant ; puis vérifier la source citée.
- Écrivez pour un collègue brillant arrivé ce matin : s'il ne comprendrait pas votre demande sans explication, le modèle non plus. C'est la règle d'or d'Anthropic.
- Cinq parties : le contexte, la tâche, un exemple, le format, les critères. Seule la tâche est indispensable ; les autres font une réponse utilisable du premier coup.
- Un exemple vaut mieux qu'une longue description : le modèle imite ce qu'il voit, le format, le ton, la longueur.
- Avec un long document, mettez le document d'abord et la question à la fin.
- Les formules ne font pas la réponse : être poli, promettre une récompense ou demander de « réfléchir étape par étape » à un modèle qui raisonne déjà change peu, d'après les études.
Prérequis
- Un assistant d'équipe, avec le compte de l'entreprise (les abonnements d'équipe).
- Une tâche réelle, et une idée de ce qu'est une bonne réponse : Anthropic pose comme préalable des critères de réussite et un moyen de vérifier qu'ils sont tenus.
- Les documents utiles à portée de main, sans ce que la charte classe « Jamais ».
Étapes
Le contexte : qui, pour qui, pourquoi
Ce qu'on écrit : votre rôle, le destinataire, le but, ce qui s'est passé avant.
Le conseil : le « pourquoi » aussi : Anthropic recommande de donner la raison d'une consigne, le modèle s'en sert pour mieux l'appliquer.
La tâche : un verbe, un résultat
Ce qu'on écrit : « rédigez », « résumez en », « classez », suivi de ce que vous voulez obtenir.
Le conseil : Microsoft dit que seul l'objectif est indispensable dans une demande.
Un exemple
Ce qu'on écrit : une réponse que vous jugez bonne, ou un modèle à imiter, collé dans la demande.
Le conseil : commencez par un ; ajoutez-en si le résultat manque encore : les modèles récents suivent les exemples de très près.
Le format
Ce qu'on écrit : longueur chiffrée, structure, ton : « trois à cinq phrases », « un tableau à trois colonnes », « vouvoiement, ton cordial ».
Le conseil : dites quoi faire plutôt que quoi éviter, et remplacez « court » par une mesure.
Les critères
Ce qu'on écrit : ce qu'une bonne réponse doit contenir, et ce qu'elle ne doit pas inventer.
Le conseil : autorisez-le à dire que l'information manque : Anthropic le recommande pour réduire les réponses inventées.
Un long document : le document d'abord, la question à la fin
Ce qu'on écrit : le texte collé ou joint en haut, puis la demande en bas, précédée de « D'après le document ci-dessus ».
Le conseil : Anthropic mesure jusqu'à 30 % de qualité en plus dans ses tests, et Google conseille la même chose pour Gemini 3. Demandez de citer les passages utilisés.
Relire, puis corriger la demande
Ce qu'on écrit : si la réponse manque sa cible, ajoutez ce qui manquait plutôt que de tout réécrire.
Le conseil : la même demande ne donne pas deux fois la même réponse, prévient Microsoft.
La même demande, avant et après. La première laisse tout deviner au modèle ; la seconde dit ce qu'il ne peut pas savoir. L'entreprise et la facture sont fabriquées pour l'exemple.
AvantFais-moi un mail de relance pour le client Durand.
AprèsContexte : une PME de maintenance industrielle ; le courriel part au nom de la responsable administrative. Le client Durand, fidèle depuis dix ans, n'a pas réglé la facture F-2026-118 de 4 320 € TTC, échue le 15 septembre. Premier rappel. Tâche : rédigez le courriel de relance. Exemple du ton attendu : « Nous nous permettons de revenir vers vous au sujet de… » Format : cinq à huit phrases, vouvoiement, ton cordial et ferme ; l'objet du courriel sur la première ligne. Critères : rappeler le numéro, le montant et l'échéance ; proposer d'appeler en cas de difficulté ; ne citer ni pénalités ni contentieux. Si une information manque, écrivez [à compléter].
Ce que mesurent les études. Elles portent souvent sur des modèles plus anciens que ceux d'aujourd'hui ; elles disent ce qui a compté, sur quoi, et quand.
Contrôle du résultat
Problèmes fréquents
Une réponse générique, qui pourrait servir à n'importe qui
CauseLe contexte manque : le modèle ne sait ni qui vous êtes, ni pour qui.
À faireAjouter le contexte et le but ; coller un exemple de ce que vous attendez.
Le bon contenu, dans le mauvais format
CauseLe format n'est pas dit, ou dit par la négative.
À faireChiffrer la longueur, nommer la structure, montrer un exemple.
Un chiffre ou une référence inventés
CauseLa demande ne fournit pas l'information et n'autorise pas à dire qu'elle manque.
À faireFournir la source, et écrire : « si l'information manque, dites-le ». Puis vérifier la réponse.
Une consigne oubliée dans une longue demande
CauseTrop de consignes, ou la question perdue au milieu d'un long document.
À faireUne consigne par ligne ; la question à la fin, après le document.
Retour en arrière
- La conversation dérive : ouvrir une conversation neuve, avec la demande corrigée ; tout ce qui précède pèse sur la réponse (le contexte d'une demande).
- Une demande réussie : la garder, pour la réutiliser et la partager ; un assistant d'équipe la garde pour toute l'équipe.
Variantes par outil
Les mots entre guillemets sont ceux des pages françaises des éditeurs ; celle d'OpenAI est une traduction automatique. Les cinq éditeurs disent la même chose avec des mots différents : le contexte, la tâche, le format, et des exemples.
Vérification
1ComprendreQuelles sont les cinq parties d'une bonne demande ?
Le contexte, la tâche, un exemple, le format, les critères. Seule la tâche est indispensable ; les autres rendent la réponse utilisable du premier coup.
2ComprendrePourquoi un exemple aide-t-il plus qu'une longue description du format ?
Parce que le modèle imite ce qu'il voit : un exemple montre le format, le ton et la longueur attendus, et les éditeurs le recommandent tous.
3AppliquerVous joignez un rapport de trente pages et posez une question. Où placer la question ?
À la fin, après le document ; et demander de citer les passages sur lesquels la réponse s'appuie.
Lectures suivantes
Écrire une demande à une IA
Usage quotidien d'un assistant · étape 2 sur 9
Rien avant : c'est un point de départ.
Limites et sources
Les études citées portent souvent sur des modèles de 2022 à 2025 ; elles disent ce qui a compté sur ces modèles. Le gain de 30 % est mesuré par Anthropic sur ses propres tests.
La page française d'OpenAI est une traduction automatique ; ses mots sont donnés tels quels.
- Anthropic, bonnes pratiques de prompting ; OpenAI, bonnes pratiques ; Microsoft, écrire des invites dans Copilot ; Google, guide de rédaction de requêtes ; Mistral AI, prompting ; OpenAI, modèles qui raisonnent.
- Sclar et al. ; Schulhoff et al., The Prompt Report ; Min et al. ; Kojima et al. ; Meincke et al., rapport 2 ; rapport 1 ; rapport 3 ; Yin et al. ; Dobariya et Kumar.
- Le relevé :
apprendre/recherches/2026-10-08-demander-contexte.json.
Écrit par Meridal, avec l'aide de l'IA ; chaque fait vérifié à sa source et relu avant publication. Texte et schémas sous licence CC BY 4.0 : reprenez-les en citant Meridal. Le code sous licence MIT.
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