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Répondez de tête, puis ouvrez. Projets et mémoire des assistants
1Quelle différence entre les instructions personnalisées et la mémoire ?
Les instructions, vous les écrivez ; la mémoire, l'outil la construit à partir de vos échanges, et la réutilise sans qu'on le lui redise.
2Pourquoi ranger le travail d'un client dans un projet à part ?
Pour que ses documents, ses instructions et sa mémoire restent avec lui : avec une mémoire limitée au projet, ses échanges ne se mêlent pas à ceux des autres clients.
- Une conversation qui s'allonge se dégrade : sur dix-huit modèles mesurés par Chroma, la qualité baisse quand la demande s'allonge, même pour une tâche simple.
- Le remède n'est pas une fenêtre plus grande, mais moins de texte et le bon : Anthropic parle du plus petit ensemble d'informations utiles.
- Un document de référence porte le projet : où il en est, les décisions datées, les règles, le vocabulaire, les prochaines étapes. Chaque séance le lit au début et le met à jour à la fin.
- Le journal des décisions ne se réécrit pas : une décision qui change s'ajoute, en disant laquelle elle annule. On retrouve ainsi pourquoi on en est là.
- Court et sans contradiction : Anthropic conseille moins de 200 lignes pour le fichier de consignes de Claude Code, et prévient qu'entre deux consignes contraires le modèle peut choisir au hasard.
Prérequis
- Un projet qui dure : des semaines ou des mois, plusieurs personnes, des décisions qui s'empilent.
- Un assistant avec des projets, où ranger le document : projets et mémoire des assistants.
- Un endroit où le document vit et se date : le projet de l'assistant, un dossier partagé, ou le dépôt de code.
- Une personne qui relit chaque mise à jour : le document fait foi, il ne s'écrit pas tout seul.
Étapes
-
Une conversation de trois mois
- tout l'historique relu à chaque message
- les décisions éparpillées, parfois contredites plus loin
- un document de 40 pages collé en mars, toujours là
- la qualité baisse à mesure qu'elle s'allonge
-
Un document de référence
- deux pages, lues au début de chaque séance
- les décisions datées, celle qui annule dit laquelle
- l'état du projet à jour, le reste en annexe
- une conversation neuve par séance ou par sujet
Écrire le document de référence
Ce qu'on fait : six rubriques : le projet, où il en est, les décisions, les règles, le vocabulaire, les prochaines étapes. Deux pages au plus ; le reste va en annexe. Le modèle à copier : le document de référence.
Ouvrir le journal des décisions
Ce qu'on fait : une ligne par décision : la date, la décision, la raison, qui l'a prise. On n'efface jamais une ligne : une décision qui change s'ajoute, et dit laquelle elle annule.
Document de référence : le catalogue en ligne
Exemple de Meridal, fabriqué : l'entreprise, les personnes, les dates et les chiffres sont inventés pour montrer la forme. Version du 6 octobre 2026.
Le projet
Mettre en ligne le catalogue de l'Atelier Exemple, 340 produits, pour que les revendeurs passent commande sans téléphoner. Mise en ligne visée : 15 décembre 2026. Responsable : la directrice commerciale.
L'état du projet
Les fiches produits sont écrites pour 210 produits sur 340. Les photos sont faites pour les deux premières gammes. L'hébergeur reste à choisir entre deux offres ; la décision est prévue le 20 octobre.
Les décisions
Les décisions Date Décision Pourquoi Qui 12/09/2026 Les prix s'affichent hors taxe Les clients sont des revendeurs Direction 19/09/2026 Une fiche suit le gabarit en cinq rubriques Des fiches comparables d'un produit à l'autre Directrice commerciale 26/09/2026 Pas de paiement en ligne au lancement Les revendeurs paient à 30 jours sur facture Direction 03/10/2026 Annule la décision du 19/09 pour les pièces détachées : une fiche courte en deux rubriques Trop de rubriques vides Directrice commerciale Les règles
Les noms de produits s'écrivent comme dans le logiciel de gestion. Aucun délai de livraison n'est promis sur une fiche. Aucun prix d'un client particulier n'entre dans ce document.
Le vocabulaire
Revendeur : un client professionnel qui achète pour revendre. Gamme : un ensemble de produits vendus sous le même nom.
Prochaines étapes
Finir les fiches des gammes 3 et 4 avant le 31 octobre. Choisir l'hébergeur le 20 octobre. Faire relire dix fiches par deux revendeurs.
- Le document de référence, en exempleTélécharger
Lire le document ici
Exemple de Meridal, fabriqué : l'entreprise, les personnes, les dates et les chiffres sont inventés pour montrer la forme. Version du 6 octobre 2026.
Le projet
Mettre en ligne le catalogue de l'Atelier Exemple, 340 produits, pour que les revendeurs passent commande sans téléphoner. Mise en ligne visée : 15 décembre 2026. Responsable : la directrice commerciale.
L'état du projet
Les fiches produits sont écrites pour 210 produits sur 340. Les photos sont faites pour les deux premières gammes. L'hébergeur reste à choisir entre deux offres ; la décision est prévue le 20 octobre.
Les décisions
Prochaines étapes Date Décision Pourquoi Qui 12/09/2026 Les prix s'affichent hors taxe Les clients sont des revendeurs Direction 19/09/2026 Une fiche suit le gabarit en cinq rubriques Des fiches comparables d'un produit à l'autre Directrice commerciale 26/09/2026 Pas de paiement en ligne au lancement Les revendeurs paient à 30 jours sur facture Direction 03/10/2026 Annule la décision du 19/09 pour les pièces détachées : une fiche courte en deux rubriques Trop de rubriques vides Directrice commerciale Les règles
Les noms de produits s'écrivent comme dans le logiciel de gestion. Aucun délai de livraison n'est promis sur une fiche. Aucun prix d'un client particulier n'entre dans ce document.
Le vocabulaire
Revendeur : un client professionnel qui achète pour revendre. Gamme : un ensemble de produits vendus sous le même nom.
Prochaines étapes
Finir les fiches des gammes 3 et 4 avant le 31 octobre. Choisir l'hébergeur le 20 octobre. Faire relire dix fiches par deux revendeurs.
Ranger le document dans le projet de l'assistant
Ce qu'on fait : dans les fichiers du projet, pas dans les instructions : les instructions disent comment travailler, le document dit où en est le projet. Mistral conseille des instructions de quelques phrases, qui ne remplacent pas le dossier du projet.
Garder le projet sous la taille de la fenêtre
Ce qu'on fait : le document en tête, et peu d'autres fichiers ; les archives ailleurs. Au-delà, Claude passe en mode recherche : il ne lit plus tout, il cherche des passages.
Ouvrir chaque séance par le document
Ce qu'on fait : une conversation neuve, par séance ou par sujet, qui commence par la lecture du document ; plutôt qu'une conversation qui dure des semaines.
Une séance de travail
- 1Ouvrir une conversation neuvedans le projet, pour un sujet
- 2Faire lire le documentil est dans les fichiers du projet, ou collé en tête
- 3Travaillerla question du jour, rien d'autre
- 4Demander la mise à jourl'état, les décisions prises, les prochaines étapes
- 5Relire et corrigerune personne valide chaque ligne
- 6Remplacer le documentla nouvelle version, datée
Fermer chaque séance par sa mise à jour
Ce qu'on fait : l'assistant propose les changements ; une personne relit chaque ligne et remplace le document par la nouvelle version, datée.
La demande de fin de séance, à adapter :
Demande de mise à jourVoici le document de référence du projet, version du 6 octobre. Propose sa mise à jour après notre séance : - « L'état du projet » : réécris le paragraphe ; - « Les décisions » : ajoute une ligne par décision prise aujourd'hui, avec la date, la raison et qui l'a prise ; ne modifie aucune ligne existante ; si une décision en annule une autre, dis laquelle ; - « Prochaines étapes » : mets la liste à jour. Ne change rien d'autre. Signale toute contradiction avec une règle ou une décision existante.
Résumer une conversation trop longue
Ce qu'on fait : quand une séance s'étire : un résumé fidèle des décisions et de l'état, puis une conversation neuve à partir du résumé et du document. C'est la compaction d'Anthropic ; trop résumer fait perdre un détail qui comptera plus tard.
Relire le document chaque mois
Ce qu'on fait : retirer ce qui est périmé, résoudre les contradictions, vérifier que la longueur tient. Deux consignes contraires, et le modèle peut choisir au hasard.
Contrôle du résultat
Le système qui fait tourner Meridal
Le même principe, poussé au bout : un journal où rien ne se réécrit, et des états recalculés depuis les faits plutôt que tenus à la main. Une file de validation où chaque geste proposé attend une personne.
Problèmes fréquents
L'assistant ignore une décision récente
CauseLe document n'a pas été mis à jour ; ou une autre ligne la contredit ; ou le projet est passé en mode recherche et le document n'est plus lu en entier.
À faireMettre à jour, résoudre la contradiction, alléger le projet ; demander à l'assistant de citer la ligne du journal sur laquelle il s'appuie.
Le document grossit sans fin
CauseOn y ajoute tout : comptes rendus, échanges, brouillons.
À faireGarder l'état et les décisions ; déplacer l'historique en annexe ; viser deux pages.
Deux versions circulent
CauseChacun garde sa copie, ou colle une vieille version dans une conversation.
À faireUne seule source, dans le projet de l'assistant ou le dossier partagé ; la date en tête ; les anciennes versions archivées à part.
L'assistant invente une décision
CauseUne mise à jour acceptée sans relecture ; ou une demande trop libre.
À faireRelire chaque ligne avant de remplacer le document ; demander l'ajout de lignes, jamais la réécriture du journal.
La mémoire de l'outil contredit le document
CauseLa mémoire se construit seule, à partir des échanges ; elle peut garder une décision annulée.
À faireUne mémoire limitée au projet, ou coupée ; le document fait foi (projets et mémoire).
Retour en arrière
- Une mise à jour fausse est passée : reprendre la version précédente, datée, et refaire la mise à jour.
- Une décision était une erreur : ne pas l'effacer, ajouter la ligne qui l'annule ; le journal garde la trace de ce qui a été pensé.
- Le projet a dérivé dans une conversation longue : en tirer un résumé, le comparer au document, et repartir d'une conversation neuve.
Variantes par outil
Où ranger le document de référence
Vérification
1ComprendrePourquoi ne pas garder un projet dans une seule conversation, aussi longue soit-elle ?
Parce que la qualité baisse quand la conversation s'allonge, et que les décisions s'y éparpillent ; un document court, relu à chaque séance, garde l'essentiel.
2ComprendrePourquoi ne jamais réécrire une ligne du journal des décisions ?
Pour garder la trace de ce qui a été décidé et pourquoi : une décision qui change s'ajoute, et dit laquelle elle annule.
3AppliquerLa séance se termine. Que demander à l'assistant, et que faire de sa réponse ?
Lui demander la mise à jour du document : l'état, les décisions du jour ajoutées, les prochaines étapes ; relire chaque ligne, puis remplacer le document par la nouvelle version, datée.
Lectures suivantes
Le contexte d'un projet dans la durée
Construction · étape 12 sur 12
Limites et sources
Le document de référence est fabriqué pour l'exemple.
Les chiffres de Chroma portent sur des tâches de test, pas sur vos projets ; ils montrent une tendance, pas un seuil.
Les limites des outils, fichiers et tailles, changent souvent ; elles datent du relevé.
- Chroma, la dégradation avec la longueur ; Anthropic, l'ingénierie du contexte ; Claude Code, la mémoire ; AGENTS.md ; Anthropic, projets en mode recherche.
- Les relevés :
apprendre/recherches/2026-10-09-contexte-projet.jsonetapprendre/recherches/2026-10-08-demander-contexte.json.
Écrit par Meridal, avec l'aide de l'IA ; chaque fait vérifié à sa source et relu avant publication. Texte et schémas sous licence CC BY 4.0 : reprenez-les en citant Meridal. Le code sous licence MIT.
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